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14/02/2019

Quelques très bons disquaires parisiens

Depuis quelques années et malgré le succès du streaming musical, on parle du retour du vinyl dans les bacs. 

Quelques très bons disquaires parisiensC’est plus ou moins vrai et à Paris comme dans d’autres villes françaises, fleurissent de nouveaux magasins de vinyls, neufs et/ou d’occasion. A Paris, à côté des institutions telles Crocodisc et Parallèles, quelques disquaires font honneur à une profession reposant sur une passion conjointe pour la musique et le vinyl. 

Petit tour d’horizon dans l’univers des bons disquaires de Paname.

On n’a pas tous les jours vingt ans mais Betino Errera a malgré tout vingt années même si on le croise dans les magasins de disques depuis les années 80.


En fait, c’est son bouclar, Betino’s Records qui fêtera ses deux décennies cette année. Ce magasin iconique du monde du skeuds n’est pas le premier que Betino fréquente derrière le comptoir. Au milieu des belles années 80, on pouvait le voir conseiller la clientèle venue à (Radio) Pygmalion, une grande boutique située  boulevard de Sébastopol, (presque) en face de la première FNAC de Châtelet.

Quelques très bons disquaires parisiens

On trouvait de tout chez Pygmalion, des disques bien sur, mais également du matériel Hi-Fi, la boutique était très grande et donnait également sur la rue Saint-Denis. Betino est un tel junkie du skeud qu’on le retrouve des années plus tard chez Karamel, un importateur de disques US et UK (Funk, Rap & R&B principalement) puis, il se met à son compte dans son petit espace rue Saint Sébastien dans le 11e. Un bouclar qui respire le disque et l’amour du vinyl.

Les prix y sont plutôt mesurés, rien à voir avec les pseudos néo disquaires qui ne connaissent pas grand chose à la musique, n’ayant qu’Internet comme seul repère pour faire leurs prix. 

Spécialisé dans la musique avec laquelle il a grandi, le Funk, le Hip Hop et le R&B, Betino sait dénicher de belles
pépites en House, en Pop ou en Latin. Et, cerise sur le vinyl, il lui arrive parfois de toucher des exemplaires de l’un des magazines de référence en matière de skeuds, Wax Poetics.

Quelques très bons disquaires parisiens

Pour rester dans la musique Black et le même quartier, transportons nous rue Godefroy Cavaignac chez Heartbeat ou Heartbeat Vinyl, un magasin specialised in all things beautiful.

C’est surtout, dans une petite boutique très sympa, une jolie sélection de disques de Funk, de Soul, de Jazz, de House pas courants, souvent en pressage japonais. Toutefois, Heartbeat n’est pas l’endroit  où l’on peut faire de bonnes affaires, si ce n’est, peut-être en Hip Hop.

Est-ce toutefois bien raisonnable d’afficher le 12” de Haboglabotribin du grand Bernard Wright à 110 ou 120
euros ? 

C’est peut-être un peu excessif. Soit, on peut toujours se rabattre sur l’album (sans sticker) à 54 euros ... ce  qui n’est pas donné non plus.

Toutefois, Heartbeat est depuis six ans, une boutique de référence avec un taulier sympa et connaisseur, mais il
vaut mieux avoir fait un braquage avant de s’y aventurer. Un détour s’impose toutefois même sans cagoule.

Pour aller à la pêche à l’inconnu et au pas cher, une visite de Parallèles s’impose. Ouvert en 1972, ce libraire/
disquaire est une référence à ne pas négliger. Peut-être pas pour trouver des perles rares - même si au début des années 80, Parallèles recevait en service presse  tous les promos US de chez Capitol et Columbia Records - mais pour le tout venant à petits prix ainsi que pour la librairie qui propose des ouvrages américains et anglais sur la musique que l’on trouve nulle part ailleurs. Para (pour les intimes) distribue également le célèbre magazine anglais Record Collector, bible légendaire des collectionneurs de disques vinyls Pop/Rock.

Et comme en plus, on peut y trouver l’excellent magazine Schnock, cette boutique située aux Halles mérite une
visite. 

Quelques très bons disquaires parisiens

Dans le genre institution, Crocodisc n’est pas mal non plus. Depuis 1978, avec une seule boutique à l’époque, Croco (toujours pour les intimes) offre de belles galettes. Travaillant de concert avec feu Sébastien de Copa Music (aux Puces de Saint-Ouen), Croco travaillait ce que l’on appelle les Cuts, des disques US soldés dont le coin était coupé d’où leur nom. Ils venaient principalement d’un  grossiste situé près de New York, Scorpio.Quelques très bons disquaires parisiens
Toutefois, Croco proposait aussi moult disques d’occasion ce qui permettait de faire de bonnes trouvailles, surtout en musique black sous le regard de Dominique alias Domi Soul et de Denis encore là mais aussi en Jazz avec la bible vivante Gilles. C’est ainsi que Croco Jazz ouvrit un peu plus haut dans la Montagne Sainte-Geneviève puis  Crocodisc spécial musique noire.

Crocodisc, ce sont donc trois boutiques dans le secteur de la rue des Ecoles et du Panthéon à visiter. Avec des disques à tous les prix.

Quelques très bons disquaires parisiens

En se rapprochant du Marais, on trouve une boutique, rue du Roi de Sicile, assez extraordinaire ... pour peu que
l’on aime le Métal. Depuis 1989, Arnaud distille dans sa boutique, Rock’N Roll Voltage, des vinyls, des picture disc de Megadeth, de Led Zep’, d’AC/DC, de MSG, d’Accept ... bref de tout ce que le Hard et le Métal compte de meilleur.

C’est un véritable paradis du vinyl pour les fans de Métal qui ne connaît pas la crise. Arnaud le confesse aisément, son magasin est en pleine croissance, 20% par rapport à l’année précédente.

Quelques très bons disquaires parisiens

En remontant vers Oberkampf, on change totalement d’ambiance musicale. Ouvert depuis quelques mois, Listen,
n’est pas ce que l’on peut appeler une institution mais c’est un disquaire sympa qui fait déjà parler de lui.

On trouve un peu de tout, de la Pop au Funk à tous les prix.

Quelques très bons disquaires parisiens

Une boutique à surveiller de près pour voir où elle va. Dans la série des boutiques historiques et vraiment atypiques, Lucky Records est un cas d’espèce. Ouverte par Maurice, que l’on avait connu à Discoparnasse (à L’Île Bleue), boutique qui était spécialisée dans les imports US dans la Galerie Montparnasse.

A l’origine de Lucky Records, c’était la collectionite. Celle pour Madonna et Mylène Farmer. Là bas, on pouvait trouver dans les années 90, des collectors, des picture discs introuvables ailleurs et depuis cette époque, Lucky s’est aussi spécialisée dans SheilaDalidaLady GagaBritney Spears ...

C’est une boutique très sympa située à proximité de ce que fut Soul II Soul dans les années 90 qui fut LA boutique spécialisée dans le R&B et le Hip Hop.

A suivre ... to be continued. (Mark Skeuds)

 

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